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vendredi 18 décembre 2015

N'oublie pas mon petit soulier de Gabriel Katz



Bonjour bonjour

Une fois n'est pas coutume, me voici de retour pour une chronique unique.. et pas de la romance .. et pas du M/M.. oui.. il va neiger..(ne vous inquiétez pas, la prochaine chronique concerne un M/M et celle d’après une romance)
Cette fois ci je vais vous parler d'un polar de noël qui m'a été proposé en service presse par JC Lattès (Merci Antoinette) J'avoue que le teaser qu'ils avaient tourné pour la sortie du livre me tentait bien et que j'avais envie d'un peu de changement. C'est donc chose faite avec ce roman qui change totalement par rapport à mes lectures habituelles. Sans plus attendre, couverture ( de saison^^) et résumé:




Benjamin Varenne, un beau gosse acteur raté ou plutôt qui n’a pas encore percé, enchaîne les castings foireux et les jobs alimentaires. Pendant la période des fêtes, il fait office de Père Noël au Printemps. Débarque une petite bombe aux longs cheveux, encadrée de deux gardes du corps. Elle minaude ouvertement et exige un selfie avec le Père Noël.
De fil en aiguille, le Père Noël se retrouve dans le lit de la belle, dans un luxueux appartement du XVIe, les gardes du corps sagement parqués dans le salon. Avant de s'endormir, la princesse le prévient : il doit mettre son réveil à 6 heures et disparaître. Manque de chance, le portable n'a plus de batterie. Et Benjamin émerge trop tard. Il tombe nez à nez avec une mamie revêche qui l'insulte dans une langue inconnue - genre pays de l'est- en le braquant avec un énorme pistolet. S'ensuit un règlement de comptes de gangsters et notre Père Noël, paniqué, n’a d’autre choix que de fuir. Car la mamie flingueuse est en fait la mère du petit ami officiel, un caïd albanais qui va tout faire pour se venger selon le principe albanais du kanun.


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Alors alors ... alors il s'agit du premier roman de Gabriel Katz que je lis et je dois avouer que j'ai adoré son style. Alors oui on est super loin de mes romances habituelles, et je trouve que je vois de plus en plus facilement les différences entre les auteurs masculins et féminins. Là c'est clair qu'il s'agit d'un mec. Pour autant, tout fan de polar appréciera ce roman. 

L'histoire se déroule pendant les fêtes de noel et rien que pour ça, je ne regrette pas du tout d'avoir attendu pour le lire. C'était vraiment d'etre dans l'ambiance des fêtes pour lire cette histoire. Le personnage principal Benjamin Varenne est un acteur raté qui m'aura fait mourir de rire. Il dégage un humour et un cynisme propre aux personnages de polar qui me donnait parfois l'impression d'etre dans un roman noir des années 50 (ou 30 à vrai dire.. bref vous voyez ce que je veux dire... Un truc à la Bogart quoi) tout en ayant un coté très moderne que j'ai adoré. La vie si calme et presque morne de Benjamin va, du jour au lendemain basculer dans du grand n 'importe quoi digne du dernier James Bond. Et comme dans le dernier James Bond, on va voyager. De Paris au Nord de la France à l'Indonésie, on découvre des paysages à la fois connus et beaucoup plus exotiques. L'intrigue gagne en intensité au fur et à mesure des pages, tout comme le personnage principal, va gagner en maturité. J'ai adoré voir son évolution. Benjamin est représentatif des mecs de sa génération éternels ados qui vivotent plus qu'autre chose, se laissant porter d'un petit boulot à l'autre, attendant LE contrat qui changera sa vie. Et ce ne sera pas un contrat mais une fille qui, bien qu'elle ne changera rien  à sa situation professionnelle, le fera grandir d'un coup et nous laissera avec un Benjamin grandit,mûrit et plus posé. 

J'avoue qu'à la fin, j'ai été un peu surprise... tellement conditionnée par mes romances que je suis restée un peu interdite, avant de réaliser que non.. c'était tout simplement la fin idéale pour ce roman.

En résumé un bon polar intense et cynique à souhait que je conseille fortement aux amateurs du genre.



Quelques informations sur N'oublie pas mon petit soulier:
Edition : Editions du Masque
Prix : 19€
Date de sortie : 14 octobre 2015
Nombre de pages : 288 pages



ce roman entre dans mes challenges:


                   


vendredi 24 octobre 2014

Princess Bride de William Goldman



Bonsoir à tous!!

Me voici de retour pour une nouvelle chronique! Franchement, je ne pensais pas être de retour si vite et encore moins avec ce livre dont je n'avais jamais entendu parlé. Le truc, c'est que mercredi midi, je suis allée à la médiathèque de mon boulot (oui on a une médiathèque au boulot^^ la classe hein?) et je suis tombée sur ce livre que j'ai trouvé.. super beau. Donc bon.. je me suis laissée tentée.
Sauf que la dernière fois que j'ai prit un livre à la médiathèque (Divergente 3) j'ai trainé trainé trainé avant de le lire (on a un mois pour lire les livres...) et j'ai du me speeder de le lire avant de devoir le rendre...
Du coup cette fois ci, je me suis dit que j'allais le commencer tout de suite. Une de mes collègues m'a dit qu'il y avait eu un film tiré de ce livre dans les années 80 (en 1987) et qu'elle en était fan quand elle était petite... (j'ai trouvé le film, je pense d'ailleurs le regarder ce soir^^)

Comme d'hab je vous laisse avec la couverture (édition spéciale 40eme anniversaire, il est juste trop beau) et le résumé:


Il était une fois la plus belle des aventures, auréolée par le grand amour, le seul, le vrai. Plébiscité par des millions de lecteurs, Princess Bride est un livre culte qui devint un film culte. Un récit de duels à l'épée, de vengeance, de passion et de miracles. Ce conte intemporel écrit par S. Morgenstern, redécouvert et merveilleusement abrégé par William Goldman, est peuplé de personnages aussi inoubliables que Westley, le beau valet de ferme qui risque sa vie pour la femme qu'il aime ; Inigo Montoya, le bretteur espagnol qui ne vit que pour venger la mort de son père ; et bien sûr, Bouton d'or : la princesse, la femme idéale, la plus belle de toute l'histoire du monde.


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Je dois avouer que je ne savais pas où je mettais les pieds quand j'ai commencé ce bouquin et que c'est parfois rafraîchissant de se laisser porter sans vraiment savoir où on va.
Le roman commence par une loooooooongue introduction de l'auteur qui nous explique que nous avons là une version abrégée d'un conte de fées écrit par S Morgenstern, un auteur originaire de Florin.
Bon là, je me suis demandé si je n'avais pas des lacunes en géographie parce que perso.. Florin.. je ne connais pas...
J'avais entre les mains une édition spéciale 40 eme anniversaire et Goldman nous parles de  l'écriture du scenario du film donc j'ai vraiment cru à ce qu'il nous disait.. il m'a fallut une bonne 20taines de pages pour comprendre qu'il n'y avait pas de Morgenstern ni de Florin et que tout ceci faisait partie de l'histoire. Et je me suis laissée emportée.

Ce livre est tout simplement... délirant. On alterne entre le récit -soit disant écrit par Morgenstern- et les commentaires de Goldman, sur ses problèmes avec son éditeur, sur son père qui lui lisait le livre sur... tout et n'importe quoi. Impossible de savoir ce qui est vrai et ce qui est inventé, et au bout d'un moment, on s'en fiche un peu^^


Donc Princess Bride, c'est donc l'histoire de Bouton d'Or, une jeune fille de ferme qui est la plus belle fille au monde. Son amour (le garçon de ferme qu'elle ignorait jusqu'à ce qu'une comtesse le remarque) part aux Etats Unis pour faire fortune et meurt. Le prince du pays, qui chercher une femme, lui propose de l'épouser et voilà qu'elle se retrouve fiancée à lui tout en lui ayant précisé qu'elle ne pourrait jamais plus aimer.
S'ensuivent des complots, des personnages toujours plus surprenant, plus attachant. Les remarques de Goldman tombent comme un cheveux sur la soupe mais sont toujours justes et apportent une autre dimension au roman.

Alors oui parfois c'est un peu prise de tete, un peu égocentrique et on a envie de dire à Goldman "mais je m'en fiche de ta vie, raconte moi la suite de l'histoire!" mais au final, c'est ce qui apporte à ce roman la dose d'excentricité, de délire, de fabuleux qui en fait un roman qui reste dans les mémoires.

Allez y, tournez les premières pages, passez l'introduction et découvrez la merveilleuse histoire de Princess Bride.


Comme je vous le disais, cette édition est tout simplement magnifique, en voici quelques photos:









Alors? Il n'est pas magnifique? Et en bonus, la bande annonce du film sorti en 1987:



lundi 20 octobre 2014

La faiseuse d'anges de Camilla Läckberg



Bonjour à tous!

Me voici de retour pour une chronique. Je suis super contente parce que c'est un roman que j'avais dans ma PAL depuis mon anniversaire et une fois de plus, je ne regrette vraiment pas de m' être plongée dans les aventures de Patrick et Erica. Comme d'hab je vous laisse avec la couverture et le résumé:


Pâques 1974. Sur l’île de Valö, aux abords de Fjällbacka, une famille disparaît sans laisser de trace. La table est soigneusement dressée pour le repas de fête, mais tout le monde s’est volatilisé. Seule la petite Ebba, âgée d’un an, erre, en pleurs, dans la maison abandonnée. L’énigme de cette disparition ne sera jamais résolue.

Trente ans plus tard, Ebba revient sur l’île et s’installe dans la maison familiale avec son mari. Accablés par le deuil et la culpabilité après le décès de leur fils, ils nourrissent l’espoir de pouvoir y reconstruire leur vie, loin du lieu du drame. Mais à peine se sont-ils installés qu’ils sont victimes d’une ten tative d’incendie criminel. Et lorsqu’ils commencent à ôter le plan - cher de la salle à manger, ils découvrent du sang coagulé. C’est le début d’une série d’événements troublants qui semblent vouloir leur rappeler qu’on n’enterre pas le passé.

De son côté, Erica s’était depuis longtemps intéressée à l’affaire de la mystérieuse disparition sur l’île. Apprenant le retour de la seule survivante, elle se replonge aussitôt dans le dossier. Elle n’imaginait pas que l’affaire était si complexe. Elle n’imaginait pas que tout avait commencé il y a plus d’un siècle avec une faiseuse d’anges. Elle n’imaginait pas que les secrets familiaux allaient mettre en péril l’une des personnes les plus importantes de sa vie.



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Ce roman est le huitième tome des aventures de Patrick Hedström et sa femme Erica Falck que nous suivons maintenant depuis plusieurs années. C'est le deuxième livre de cette sage que je lis depuis que je tiens le blog et vous pouvez retrouver la chronique du tome 7 ici. C'est toujours un réel plaisir de me lancer dans un de ces romans même si j'ai beaucoup de mal à les commencer et à entrer dans l'histoire. Ca c'est parce que l'auteur prend son temps pour mettre en place tous les éléments de l'intrigue et que enchaîne un peu trop les romans légers et faciles à lire... du coup, quand ça change.. ben, je met du temps.

Une fois de plus, le roman contient deux histoires en une, la première se passant au début du siècle, la seconde de nous jours. Comme d'habitude, les histoires sont liées et c'est un réel plaisir que d'essayer de comprendre comment.

enquête policière nous fait découvrir une autre ile au large de Fjällbacka et on en apprend aussi un peu plus sur la Suède pendant la seconde guerre mondiale. C'est un sujet qui avait été abordé lors du tome 5 "L'enfant Allemand".

Il a été écrit peu de temps avant les événements en Norvège en 2011 et c'est ainsi qu'on se rend compte que parfois la réalité rejoint la fiction.

En résumé, un roman vraiment prenant, bien écrit et au rythme entraînant qui une fois de plus, nous emmène au cœur de cette petite communauté. C'est un réel plaisir de retrouver les mêmes personnages d'un roman à l'autre, que ce soit, le noyau dur des personnages principaux ou encore certains personnages secondaires qu'on retrouve avec joie.

jeudi 28 août 2014

N'ayez pas peur, nous sommes là de Janine Boissard

Bonsoir à tous!

Me revoilà enfin pour une nouvelle chronique! Apres ma boulimie de livres pendant les vacances je dois avouer que j'ai un peu ralenti le rythme. J'avais trois romans papiers que j'avais commencé et bizarrement pas du tout envie de m'y replonger. Et puis j'ai du rendre Divergente à la bibliothèque donc obligée de le terminer. Et j'ai acheté de nouveaux romans, alors je me suis forcée à terminer un autre de mes livres en cours avant de m'attaquer à un des nouveaux.

Je vous laisse avec la quatrième de couverture:

Ninon est sapeur-pompier. Elle est l'un de ces héros du quotidien qui, ou que le malheur frappe, portent secours à ceux qui sont en détresse. Son credo : entretenir l'espoir face à l'adversité. Chez elle, Agnès, sa mère, lui prodigue douceur et compréhension et Sophie, sa fille de 5 ans, qu'elle élève seule, joie et tendresse. Sa vie tout entière est dévouée à sa mission de secouriste et à son rôle de mère. L'amour, Ninon a décidé de ne plus y croire. Jusqu'à ce qu'un accident, un geste héroïque fassent basculer sa vie. *********************************************************************************

Ce roman, je l'ai trouvé chez ma mère, sur une étagère, un jour où j'avais envie de bouquiner pour passer le temps. Je le lisais au fur et à mesure de mes passages chez elle, quelques pages par ci par là... et puis on a décidé de passer l’après midi à la plage, mais j'avais oublié ma liseuse, alors je l'ai prit avec moi. Et je suis vraiment rentrée dans l'histoire. Puis il y a eu les vacances et vous connaissez la suite. Alors je dois avouer que je me suis forcée à le reprendre hier soir, histoire de le finir et de pouvoir enchaîner sur les autres livres de ma PAL. Mais depuis hier, je ne l'ai plus lâché.

Ce roman, c'est l'histoire de Ninon, femme pompier. Mais c'est aussi l'histoire de sa fille, de sa mère et de ses collègues. Ce sont des tranches de vies, celles de nos héros mais aussi celles des anonymes, des futures victimes. Chaque fois qu'une intervention est décrite, Janine Boissard commence par nous parler des gens, elle pose le contexte, nous décrit leur vie avant que le drame surgisse. Ce qui donne une dimension profondément humaine à toute l'histoire.

Humaine, c'est le mot qui pour moi résume parfaitement ce roman.

Je n'ai pas particulièrement aimé Ninon, je ne suis pas d'accord avec tous ses choix, mais Ninon est tout simplement humaine.  Elle essaye de vivre sa vie du mieux qu'elle peut. J'ai même envie de dire ses vies. Sa vie de maman, de pompier, de femme, d'amie, de fille.. Ce que nous essayons tous de faire, avec douceur, tendresse et humour, avec nos peurs, nos blessures, nos envies..

On se retrouve prit dans ce roman sans s'en rendre compte. Le rythme est poétique, des phrases courtes, des enchaînements de mots, d'idées.. d'ailleurs je me rend compte en écrivant ma chronique que c'est un peu ce que je reproduit sans le faire exprès.
Les pages s’enchaînent, comme une confession, comme des idées jetées sur le papier pour évacuer un trop plein de tout.

Les larmes coulent sans qu'on sache pourquoi, surement parce que les mots de Ninon, de l'auteur me renvoient à quelque chose en moi. Je ne saurai dire quoi. Mais même maintenant, après avoir refermé le livre sur la dernière page, je me sens encore retournée par ce petit bout de roman qui pourtant ne payait pas de mine.

C'est une petite bulle d'émotions, qui me chamboule beaucoup plus que ce que j'aurai imaginé.


jeudi 29 mai 2014

Joyland de Stephen King


Bonjour à tous!

Encore un Stephen King me direz vous? Je vous répondrai, quand on aime, on ne compte pas! J'ai tellement aimé 22/11/63, que je n'avais qu'une envie, lire son dernier roman. C'est un bébé roman, seulement 327 pages, après les 900 et quelques de 22/11/63 c'était une promenade de santé!  Comme d'habitude, je vous laisse avec la quatrième de couverture:

Les clowns vous ont toujours fait un peu peur ?
L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ?
Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d’orage.

Après une rupture sentimentale, Devin Jones, 21 ans, débarque l’été 1973 à Joyland, petit parc d’attraction sur le littoral de la Caroline du Nord. Il est embauché avec d’autres étudiants pour compléter l’équipe de forains, à la fois étrange et joyeuse. Sa rencontre avec un petit garçon doué de voyance, atteint d’une maladie grave, et surtout de sa mère, va changer la vie de Devin. Obsédé par le mystère du train fantôme soi-disant hanté par le spectre d’une femme égorgée 4 ans auparavant, le jeune homme se lance dans l’enquête. Un nouveau meurtre est-il possible ? Parviendra-t-il à l’éviter ? Une chose est sûre, l’aventure le changera à jamais.

Stephen King nous plonge avec une douce nostalgie, dans l’atmosphère d’une Amérique rétro.

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Le roman est donc raconté du point de vue de Devin, un jeune homme de 21 ans qui vient de se faire plaquer par sa petite amie et qui a trouvé du travail pour l'été dans un petit parc d'attraction du nom de Joyland. Comme tous les Stephen King, ce roman commence doucement et pendant un moment je me suis dit que mon auteur avait bien changé de style. On est loin du fantastique, des monstres et autres univers inquiétants qui faisaient ses premiers romans. D'ailleurs je me rends compte que c'est de plus en plus le cas dans ces derniers livres, peut être qu'il change, comme tout le monde. L'histoire est plaisante, je ne vais pas vous refaire tout un laïus sur son style d'écriture et tout et tout, je pense que ma dernière chronique et sa notoriété parlent toutes seules. 

Vu que le roman est assez court, on rentre cependant assez rapidement dans l'histoire et on découvre avec Devin le monde des forains, le monde de ce parc d'attractions, et on s'attache comme lui aux personnages qui composent ce monde extravagant. Dans le premier chapitre, Dev nous parle d'un petit garçon en fauteuil roulant, et de sa maman, mais il faudra attendre la fin de l'été pour les rencontrer enfin. Entre temps, Stephen King pose les jalons de son intrigue et nous amène là où il le souhaite d'une main de maître.

Pas vraiment d'éléments surnaturels dans ce roman, à part peut être l'histoire du fantôme qui hante le train fantôme, et quelques personnes aux dons particuliers,mais j'ai plus eu l'impression de lire une tranche de vie, un passage de l'ado à l'adulte qu'un roman fantastique.

Je ne sais pas si c'est parce que 22/11/63 m'avait tellement touchée, si c'est parce que j'ai quasiment enchaîné deux Stephen King à la suite mais je dois avouée que je suis restée sur ma faim. C'est un livre sympa, qui se lit facilement et qui reste entraînant et bien écrit. De toute façon, comme le dit une chroniqueuse sur Envrak: Un King mineur est de toute façon un bon livre. Je vous invite d'ailleurs à aller lire sa chronique qui résume très bien mon état d'esprit à la fin de ce roman; c'est ici.

En résumé, je pense que ce roman aurai mérité beaucoup plus de pages, beaucoup plus de temps pour installer les personnages et en développer certains, peut être au détriment d'autres qui n'apportent pas grand chose à l'intrigue. On ne fait qu'effleurer les choses, là où d’habitude Stephen King prend des pages et des pages pour des détails.

Au final, pour ceux qui n'aiment pas les pavés, c'est un bon compromis. Mais j'avoue que j'en attendais un peu plus du maître du suspense.



Sinon, je change complètement de sujet mais je voulais vous montrer le colis que j'ai reçu de Kris TL . Je viens de commander ses livres version papier pour pouvoir les relire et les prêter à ma Môman qui ne lit pas encore sur les liseuse et j'ai été pourrie gâtée!! Merci à cet auteur qui est tout simplement adorable et abordable et je ne saurai trop vous conseiller de lire ses livres!!!!










jeudi 15 mai 2014

22/11/63 de Stephen King





Bonjour à tous,


Me revoilà apres une petite semaine de lecture intensive pour vous présenter ce pavé qu'est 22/11/63 par Stephen King. Apres des semaines et des semaines à lire des ebook sur ma mini liseuse de poche, j'avoue que reprendre en main un livre de cette envergure, ça fait bizarre. C'est lourd, un livre, surtout quand il fait quelques 950 pages, aussi fines que du papier à cigarette - j'en tournais deux à la fois au début^^- Bref, c'est un Stephen King, donc ça en vaut la peine.

Avant de vous laisser avec la quatrieme de couverture et mon avis, je me dois de vous donner une petite explication sur cette dernière phrase.

J'ai lu mon premier Stephen King à l'été 1993, j'avais alors 12 ans et on venait de déménager chez mon oncle et ma tante suite au divorce de mes parents. Depuis l'age de ...allez...7 ans, je  dévore les livres. Tout ce qui me passe sous la main est bon pour moi. Mais jusqu'à présent, j'étais restée aux romans pour enfants. Ma tante est une grande fan de lecture, de polar plus précisément mais elle avait dans sa bibliothèque un roman qui m'a attirée. Bien sur, j'avais déjà entendu parler de Stephen King, j'avais vu quelques films adaptés de ses œuvres et je pense qu'à cette époque là, j'étais déjà traumatisée par le clown de "Ça" comme grand nombre de mes contemporains -"Ils flottent.. ils flottent tous en bas..."- J'ai donc ouvert ce livre en sachant déjà que le monsieur qui l'avait écrit était un grand auteur. Ce livre, c'était Charlie. Je n'ai qu'un souvenir très vague de l'histoire, du temps que j'ai mis à le lire et de ce que j'ai ressenti en le lisant. Mais je m'en souviens. Ce qui, compte tenu du nombre de livres que j'ai pu lire depuis relève du petit miracle. Je suis tombée dans l'univers de Stephen King un jour d'aout 1993. 21 ans après, ma passion pour cet auteur est toujours intacte.



22 novembre 1963 : 3 coups de feu à Dallas.
Le président Kennedy s écroule et le monde bascule.
Et vous, que feriez-vous
si vous pouviez changer le cours de l Histoire ?

2011. Jake Epping, jeune professeur au lycée de Lisbon Falls dans le Maine, se voit investi d une étrange mission par son ami Al, patron du diner local, atteint d un cancer. Une « fissure dans le temps » au fond de son restaurant permet de se transporter en 1958 et Al cherche depuis à trouver un moyen d empêcher l assassinat de Kennedy. Sur le point de mourir, il demande à Jake de reprendre le flambeau. Et Jake va se trouver plongé dans les années 60, celles d Elvis, de JFK, des grosses cylindrées, d un solitaire un peu dérangé nommé Lee Harvey Oswald, et d une jolie bibliothécaire qui va devenir l amour de sa vie. Il va aussi découvrir qu altérer l Histoire peut avoir de lourdes conséquences...
Une formidable reconstitution des années 60, qui s appuie sur un travail de documentation phénoménal. Comme toujours, mais sans doute ici plus que jamais, King embrasse la totalité de la culture populaire américaine.


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J'aime cette période de l'Histoire. L'assassinat de Kennedy, même s'il est intervenu 18 ans avant ma naissance, fait parti de ces faits marquants de l'Histoire dont je me souviens, au même titre que la guerre du Vietnam, la mort de MLK, la ségrégation, l'apartheid et la chute du mur de Berlin. Oui je suis meilleure en Histoire des autres pays qu'en Histoire française.. peut être parce qu'à l'école on ne m'a jamais parlé de la guerre d'Algérie... Donc quand j'ai vu que le dernier livre de mon auteur préféré traitait de cette fameuse journée du 22 novembre 1963, -d'où le titre^^- je me suis jetée dessus.

 Bon soyons honnête, je me serai jetée dessus de toute façon. Cependant, il est resté un bon moment dans ma PAL. Envie de choses légères, de bouquins faciles à lire. Le dernier Stephen King que j'avais lu était  Le dôme, l'été dernier, bouquin qui m'avait d'ailleurs motivée à acheter une liseuse -mais c'est une autre histoire..- et je savais que, comme d'habitude, l'intrigue allait être longue à se mettre en place, parce que c'est ce qu'il fait, Stephen King, il prend son temps pour installer ses personnages, son ambiance, son atmosphère, en général on est déjà au bon quart du livre quand on se rend compte qu'on ne veut plus le lâcher. Mais un quart de livre de 950 pages, ça fait quand même 237 pages.. les derniers livres que j'ai lu n'en faisaient pas beaucoup plus..

Il faut s'accrocher pour lire un Stephen King. Mais même après avoir lu 39 de ses livres, je passe toujours par ce début poussif, qui me donne envie de laisser le livre de coté, ce que j'ai fait parfois, pour le prendre ensuite et ne plus le lâcher.
22/11/63 ne fait pas exception à la règle. Mais après être tombée amoureuse du style de son fils en lisant Cornes , je ne pouvais que m'accrocher un peu, sachant que ça serait temporaire et que bientôt, je ne voudrai plus laisser tomber mon livre.

L'histoire est écrite du point de vue de Jake Eping, un professeur d'anglais dans un lycée d'une petite ville du Maine, qui va devoir repartir dans le passé pour sauver Kennedy. Jake est un homme normal, avec ses qualités et ses défauts, avec ses idéaux et ses doutes. C'est un homme normal à qui on a confié la tache de sauver Kennedy, pour changer le monde. Bien sur, Jake a du mal à croire que c’est possible, a besoin de peser le pour et le contre mais quand il s'agit de sauver Kennedy, et d’empêcher par la même occasion tout ce qui a suivit - la mort de MLK, la guerre du Vietnam...-il n'hésite pas longtemps.

La première partie du roman se passe en 2011, mais très vite, Jake passe par le trou du terrier et se retrouve en 1958. On découvre (ou redécouvre pour certains) une Amérique dorée.. mais qui sent mauvais^^ Jake doit apprendre à vivre dans ce monde sans téléphone portable, sans ordinateur, sans internet, apprendre à s'adapter à la vie à l'époque, sans faire de gaffe, une vie où les gens sont aimables, confiants, où les maisons ne sont pas verrouillées où les voisins se mêlent de votre vie. Une vie où les noirs n'ont pas les mêmes droits que les blancs et on a trop vite tendance à oublier que c'était il y a seulement 50 ans.

Jake doit donc attendre 1963 pour sauver Kennedy, pour s'assure que c'est bien Oswald le tueur, qu'il a agit seul et que le fait de le supprimer sauvera le président. En quatre ans, il va lui arriver plein de choses forcément, il va se faire des amis et rencontrer l'amour sous les traits de Sadie, la jolie bibliothécaire. Stephen King n'est pas un adepte des histoires d'amour, j'ai lu quelque part une fan qui disait que Stephen King lui même avait dit qu'il ne savait pas écrire sur l'amour, mais que l'histoire d'amour dans ce livre était sincère  et pleine de tendresse, elle disait qu'elle pleurait tellement sur les dernières pages qu'elle n'arrivait plus à lire.

Je n'avais pas pleuré pour un Stephen King depuis Charlie, à l'été 1994...Je n'arrivais plus à lire les dernières pages tellement je pleurais hier soir. Jake Eping n'est pas beau, con, arrogant, prétentieux et sûr de lui. Il n'est pas PDG d'une multi nationale, tout puissant et désiré par la terre entière. Le roman ne tourne pas autour de l'histoire d'amour entre Jake et Sadie, elle vient en plus. En plus de cette plongée dans l’Amérique pas si rose de la fin des années 50 début des années 60. En plus de ces détails sur Lee Harvey Oswald, sur sa vie avec sa femme, son retour aux Etats Unis après sa fuite en Russie, sur ce personnage dont tout le monde connait le nom mais qu'on connait si peu au final. En plus de cette lutte contre le passé qui ne se laisse pas changer sans résister pour sauver un homme, que l’Amérique entière adorera après sa mort, même si ce n'était pas le cas de son vivant, un homme dont la mort est le symbole de beaucoup de choses négatives dans l'Histoire des Etats Unis.. mais qui sait ce que ça aurait donné si Oswald ne l'avait pas tué en 1963?
L'histoire de Jake et Sadie n'est pas la trame principale de ce roman, les romans de Stephen King ne sont pas des romans d'amour.. mais l'histoire de Jake et Sadie reste pour moi, une très belle histoire d'amour.

Je n'ai pas besoin d'en dire plus aux fans de Stephen King pour leur donner envie de lire ce livre, je sais qu'ils le feront. Pour les autres, plongez dans cet univers merveilleux, tenez le coup pour passer les 250 premières pages, et laissez vous porter par l'histoire de Jake, Sadie, Al, Deke, Harry, Rosette, Lee, Marina, John et Jackie. Je vous garantie que vous ne serez pas déçu.

lundi 28 avril 2014

Cornes de Joe Hill

Bonjour à tous!

En attendant de recevoir mon colis du swap de La Malle aux Livres, j'essaye de faire diminuer ma PAL et d'éviter les romanes. Lorsque j'ai acheté Poison, le dernier livre dont je vous ai fait la critique, j'ai également craqué pour Cornes, de Joe Hill. Mon ami Cheikh, qui est une grande source d'inspiration pour les livres, en avait parlé sur Facebook et j'ai donc eu envie de découvrir cet auteur Pour la petite histoire, Joe Hill est le nom de plume de Joseph Hillstrom King, le fils de Stephen King. Etant complètement fan du papa, je me suis dit que j'allais me laisser tenter par les livres du fiston. Grand bien m'en a prit! Je vous laisse d'abord avec la quatrième de couverture:

USA, état du New Hampshire. Ignatius Perrish avait tout pour être heureux : une famille riche et heureuse, un avenir tout tracé. Mais il y a un an, sa fiancée, Merrin Williams, est retrouvée morte. Depuis, Ignatius sombre dans le désespoir, noie son chagrin dans l'alcool, accumule les aventures sans lendemain. Jusqu'au jour où des cornes lui poussent sur la tête. La surprise passée, il découvre que ces deux appendices lui donnent le pouvoir de faire avouer l'inavouable aux gens qu'il croise. Don macabre ou coup de pouce du destin? L'assassin de Merrin n'a plus qu'à prier pour ne pas croiser son chemin!

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Je me suis plongée dans ce roman avec délectation. J'avais l'impression de retrouver Stephen King jeune, avec l'univers si particulier de ses premiers roman. Mais le style de Joe Hill lui est propre. On rentre très facilement dans l'histoire et les personnages sont très attachant. Le roman est divisé en trois parties. La première commence quand Ig se réveille après une nuit fortement alcoolisée dont il a très peu de souvenirs. Lorsqu'il se regarde dans la glace, il se rend compte qu'il a des cornes.
Lors de cette première partie, Ig va essayer de comprendre ce qui lui arrive puis apprendre bien malgré lui les plus sombres pensées de ses proches et des gens qu'il va croiser.

Ig est complètement paumé. Il a été détruit par l'assassinat de sa petite amie Merrin dont il était très amoureux. Au fur et à mesure de la première partie, on se rend compte que même s'il n'a pas été condamné, toute la ville le pense coupable. On est malheureux pour lui qui se retrouve seul contre tous et qui ne sait pas trop comment utilisé ses nouveaux pouvoirs.  Lorsqu'il fini par croiser la route de son ex meilleur ami, Lee, la deuxième partie commence.

Là c'est un retour dans le passé, on en apprend un peu plus sur l'enfance d'Ig, sa rencontre avec Merrin, sa rencontre avec Lee, leur amitié qui débute et qui prend un tournant bizarre qu'Ig ne semble pas voir. C'est un gamin attachant, un bon gars et on ne peut que l'aimer. Mais dans cette deuxième partie, on part aussi du point de vue de Lee et on en apprend un peu plus sur ce qu'il s'est passé dans leur enfance et jeunesse, et même quelques bribes sur la nuit où Merrin a été tuée. Du coup on doute.Que s'est il vraiment passé? Est ce que finalement Ig n'avait pas une vision idéalisée de son couple avec Merrin?


Dans la troisième partie, on revient au présent, Ig a fini par accepter sa nouvelle condition et il est l'heure de la revanche. Cette troisième partie m'a arrachées des larmes, des frissons et des sourires.

Joe Hill sait comment doser son intrigue, comment nous donner quelques éléments pour nous faire apercevoir la véritable nature de ses personnages sans tout révéler. On est prit dans la lecture, dans l'intrigue et comme Ig, on veut finir par savoir la vérité sur la mort de Merrin. En digne fils de son père, Joe Hill nous fait passer un très bon moment avec un genre que je n'avais pas lu depuis un moment.


Au final, un très bon roman... que je ne saurai classer.. SF? Fantastique? J'avoue que j'ai toujours eu du mal avec les romans de son père et il en va de même pour le fils. J'ai d'ailleurs un bouquin du père dans ma PAL et risque fortement de craquer pour le troisième roman du fils sous peu.

C'est peut être un peu réducteur de comparer le père et le fils mais leur style restent proches même si Joe arrive complètement à nous faire oublier son père. En attendant, je vous recommande fortement de vous laisser tenter par la plume de Joe Hill et de découvrir l'histoire d'Ig Perrish et de ses cornes.




Changement de blog

Voilà, je vous en parlais depuis quelques jours et voici une page qui se tourne. Je change de blog est vous pouvez dorénavant nou...